22.07.2008

Igudesman and Joo

vous en avez peut-être déjà entendu parler...moi non...si ce n'est en passant vite sur Europe 1.... deux virtuoses classiques métamorphosés en clown ! j'adore le mix mozart/james bond...vous pouvez voir des vidéos les concernant sur youtube ou trés certainement sur leur site : www.igudesmanandjoo.com

21.07.2008

Le dernier caravansérail...

ce matin je suis tombé sur la deuxième partie de la pièce d'Ariane Mouchkine....ayant oublié qu'hier matin il y avait la première partie....mais heureusement Arte l'a édité en dvd donc je le commanderai sûrement plus ou moins prochainement...si seulement la plupart des gens pouvait voir ce genre d'oeuvre théâtrale....l'humanité est tellement malade qu'elle en oublie sa propre humanité....cela a toujours été et sera...malheureusement...

la France est tellement malade que bienvenue chez les ch'tis a pu atteindre des records...et Copé de dire qu'Arte c'est chiant...alors qu'il s'agit d'une des rares chaînes véritablement d'informations et d'ouverture sur le monde...

20.07.2008

Saez

ça y est j'ai fini par craquer et j'ai acheté le dernier (triple) album de Saez...trés lent mais trés beau...je n'ai pour l'instant fait qu'une première écoute trés succinte mais déjà des morceaux que j'aime beaucoup....maintenant je peux dire que je regrette d'avoir acheté l'album de Julien Doré....

 certains morceaux de Saez ont des petits airs de Noir Désir mais cela ne me déplaît pas....en tous les cas la poésie est là...

 je vais sans doute pas mal l'écouter, ce qui me fera renouer avec la musique que j'ai délaissée en grande partie depuis mon retour d'Auschwitz...

19.07.2008

Jean CLair, La barbarie ordinaire, Music à Dachau

"Effacer la mémoire de notre histoire avait été la mission du nazisme. Effacer d’abord la mémoire du judaïsme et de la culpabilité qu’entretient la mémoire du Mal. Mais aussi effacer la mémoire du monde judéo-chrétien, sa pitié, sa compassion, sa culpabilité, et d’un monde redevenu païen, innocent et fort, faire la demeure du Surhomme, la bête athlétique et souriante, sans défaut ni souvenir.

Effacer la mémoire est aussi devenu l’idéal tacite de la société contemporaine. Et son école, trop souvent, est devenue le lieu de l’apprentissage de pareil effacement. Abandonner les connaissances au nom des « compétences », refuser les maîtres au nom des « médiateurs », ne plus rien apprendre, pour mieux laisser parler sa « créativité »…Le rêve de l’Homme nouveau qui traverse cette pédagogie se mélange étrangement à celui des totalitarismes. Il s’agit toujours de supprimer les élites, de même que le nazisme et le communisme furent la revanche haineuse de la plèbe contre la dernière aristocratie de l’Europe qui avait été l’aristocratie de l’esprit.

Le footballeur, le rocker, l’animateur, le D.J, la cover-girl, le comique : c’est chaque soir s’agitant sur l’écran, muscles lisses, dentitions éclatantes, visages hilares, la force par la joie. Kraft durch Freude (1) : les nazis dans leur politique des loisirs, n’en demandaient pas tant.

Hédonisme, culte obsédant du corps, événements sportifs hissés au rang d’épiphanies pour les masses, paganisme obscène d’une humanité décidée à ne jouir que d’elle-même, juvénilisme et éphébisme hissés au rang de bien suprême, jargon technocratique destiné à entretenir l’imposture intellectuelle et le mensonge, principe de plaisir systématiquement substitué au principe de réalité, invocation d’une mystérieuse Modernité adorée chaque jour, chaque heure et en toute circonstance, mythe d’une vie qui atteindrait cent ou mille ans, voire enfin délivrée de la mort, eugénisme enfin de plus en plus ouvertement revendiqué par les scientifiques ne sont que quelques uns des traits qui semblent démontrer que les idéaux totalitaires, qui ne prisaient rien tant que les jeunes, le jargon, la modernité, les festivités païennes, le millénarisme et le mépris des « vies qui ne valent pas d’être vécues » ont sournoisement triomphé."

1. En abrégé K.d.F. : le système d’organisation nazi des  loisirs pour les travailleurs, crée dans le cadre du Front du travail par le Dr Ley.

12.07.2008

...

voilà longtemps que je n'ai pas écris ici...pas écris ailleurs....du mal à écrire...

si tout se passe bien je continue la fac l'année prochaine pour un master2 - réalisation d'un projet photographique long....un peu différent de ce que je pensais faire au départ...mais le socle reste le même...ce sera un témoignage visuel avec espace textuel : évoquer la vie d'un ancien déporté depuis son retour de déportation... j'en ai rencontré plusieurs, je continuerai d'essayer d'en rencontrer à nouveau...mais parmis eux il y en a un que j'ai côtoyé davantage, je compte donc réaliser un portrait multiple de cet homme.

 face aux lacunes théoriques j'ai fini par acheter deux bouquins sur la photographie : Le mystère de la chambre claire, photographie et inconscient de Serge Tisseron et La photographie d'André Rouillé...j'ai commencé à lire le premier, il y a des réflexions vraiment trés intéressantes...j'essaierai d'en dire davantage après l'avoir lu une deuxième fois...

 une belle surprise m'a été faite récemment, une prof de théâtre à qui j'ai donné des références possibles dans le cadre de ses recherches me propose d'écrire avec elle un article pour une revue.....c'est plutôt stimulant comme proposition. et nous verrons tout ça à la rentrée...

sinon je continue de chercher...je viens de découvrir l'existence d'un film Etre sans destin qui apparemment n'est pas sans rappeler l'oeuvre d'Imre Kertez, et j'ai pu le trouver, j'attends impatiemment de pouvoir le visionner. Ainsi que Le chagrin et la pitié de Marcel Ophuls qui n'aborde pas directement mes centres d'attention mais est relatif à la période.

 et puis bien sûr, enfin un documentaire avec témoignages a pu voir le jour concernant les tondues de la Libération. c'est vraiment complexe la période de l'épuration - au delà de la question des tondues - quelques fois difficile à se remettre dans un tel contexte. mais je suis en quelque sorte "fière" qu'un tel documentaire a pu avoir lieu. on retrouve d'ailleurs de nombreuses interventions de l'historien Fabrice Virgili dont j'avais lu l'ouvrage.

sur un coup de tête j'ai acheté le disque de Julien Doré, je ne regrette pas vraiment, mais je n'écoute pas beaucoup, donc si c'était à refaire je le laisserai sur le présentoire....

Halala que le temps passe vite....mais en un sens fort heureusement...

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